C’était au début de cette année, en février. Voici qu’un nouveau Modiano était édité et cette annonce épanouissait des sourires chez les amateurs, souvent inconditionnels de cet écrivain, et ils sont nombreux.
C’est l’intimité perdue quelque temps puis retrouvée avec des personnages qui nous ressemblent parfois, aux origines flous avec un devenir ignoré.
De Paris à Berlin
C’est donc un roman sans fin qui s’arrête sur une incertitude, une possible et imprévisible ouverture. Un peu d’espoir.
Nous sommes dans les rues de Paris que nous parcourons derrière Yves Bosmans, le héros de cette œuvre, qui navigue dans les souvenirs qu'il a de personnages énigmatiques - son amie, ses employeurs et même ses parents - et ils le sont d’autant plus qu’on ne perçoit qu’un fragment de leur vécu. Ils sont de passage.
A la lecture d’un roman de Modiano, je ne suis pas lectrice d’un roman ordinaire, je suis voyeuse, observatrice indécente de situations intimes qui attisent ma curiosité. C’est presque la vie ordinaire, une existence impalpable de personnages qui ne paraissent pas savoir précisément ni d’où ils viennent ni où ils vont.
Et c’est bien souvent ainsi la vraie vie.
Voici une étude surprenante sur le vocabulaire utilisé par Marcel Proust, à consulter par curiosité puisque le style d'un écrivain quel qu'il soit ne se résout pas à une analyse mathématique.
Patrick Modiano, je n’ai pas lu tous ses livres mais j’ai aimé ceux que j’ai lus. « Un pedigree », la biographie de sa jeunesse autant que les autres.