laszlya.com

Divers

Paris-sur-Seine

Paris-sur-Seine

Sous le soleil, sous la pluie, ce bout de rue, de ruelle, cette impasse, cette ouverture sur la Seine regorge de surprises pour étonner le promeneur, touriste ou résident, curieux, amateur de découvertes. L'homme pressé reste aveugle au spectacle offert. Aujourd'hui, le soleil inonde la Seine, illumine les hommes et les choses, joue avec les feuillages.

Dans ce Paris rêvé, je me réjouis, tout m'émerveille, je souris au ciel, à ce que je vois, à ce que j'entends.

Paris VIème, pause au bistro

Arrivée trop tôt en garde de Lyon à Paris. Les TGV n'ont pas la fréquence des métros. Direction Odéon pour gagner facilement le Musée du Luxembourg qui ouvre à dix heures.

Quelle heure est-il ? L'heure de m'installer quelque temps dans un bistro, de patienter, d'ouvrir les yeux sur cet air ensoleillé. Un regard circulaire, une hésitation vers le boulevard Saint Germain, une autre vers la rue de Condé. 

Odeon

A l'intérieur du Danton, des tables occupées, d'autres libres. J'entre.

Là, je retrouve l'atmosphère particulière de ces bistros qui ont gardé une certaine tradition. Je commande un café et un croissant. Le garçon, chemise blanche, gilet noir et noeud papillon, long tablier blanc immaculé, circule entre les tables. Quelle allure ! Il connaît son monde, le salue, serre quelques mains et remarque ceux qui ont été absents pour des vacances peut-être, ceux qui ce jour sont seuls, les changements d'habitudes. 

Cette journée intercalée dans ma vie me plait , c'est une rupture dans celle-ci et je savoure ce temps suspendu ouvert sur une ambiance du passé.

Alexandra David-Néel, La Femme aux semelles de vent

C'est une femme étonnante, surprenante, curieuse au-delà de l’imaginable qui n'a eu de cesse tout au long de sa vie de poursuivre son but et de vivre en conformité avec celui-ci. Les steppes, l'altitude, les neiges éternelles, la solitude, tout cela lui a été nécessaire pour vivre, ensorcelée par cet autre monde où elle a vécu dans les conditions les plus difficiles qui soient, explorer des contrées peu connues et étudier principalement la civilisation tibétaine.

Elle a été une enfant et une jeune-fille terrible, contestataire, fugueuse, anarchiste, autoritaire, individualiste pour devenir à la maturité, après avoir trouvé sa voie en peu d'années, un sage penseur. "C'est en choisissant toujours l'itinéraire le plus long avec le moyen de locomotion le moins rapide" qu'elle a entrepris ses voyages et assouvi son goût sans limites des études ethniques, philosophiques et religieuses. 

Elle a été chanteuse d'opéra mais les voyages ne l'ont pas conduite assez loin. Elle a été mariée à Philippe Néel mais les charmes de la vie conjugale n'ont pas eu raison de sa passion première. Au bout de quelques mois d'union, elle part en restant néanmoins ami avec son mari.

Partie pour quelques mois, elle ne reviendra qu'après quatorze ans après avoir parcouru l'Inde, le Sikkim (petit état himalayen), visité des monastères et dans l'un d'entre eux rencontré son fils adoptif qui la suivra tout au long de sa vie. Elle se retire dans une caverne où elle vit en ermite et reçoit un enseignement bouddhiste pour apprendre à "passer par-delà" c'est à dire arriver à la plus haute sagesse par la pratique des vertus qui ne doivent plus être réfléchis mais réflexes comme lorsqu'on retire sa main du feu. Secourir spontanément doit devenir machinal.

Elle visite le Japon, la Corée, la Chine mais c'est le Tibet qui l'attire. Fascinée par la civilisation tibétaine, elle y pénètre déguisée en mendiante, épuisée, amaigrie, heureuse d'enrichir sa quête spirituelle. Elle est la première femme à entrer dans Lhassa, ville interdite aux étrangers.

DigneADNDe retour en France, elle se se sépare de son mari et s'installe à Digne-les-Bains en 1928, elle est âgé de 59 ans et demi. Elle écrit et donne des conférences. Mais à 69 ans, elle repart pour la Chine pour étudier l'ancien taoïsme puis pour l'Inde ; elle a alors 77 ans.

Elle regagne à nouveau la France pour régler la succession de son mari. En 1950, à 82 ans, elle va camper en hiver au bord du la d'Allos ; peut-être une façon de revivre des souvenirs. Le 8 septembre 1969, au cours de sa 101ème année, elle décède alors qu'elle vient de faire renouveler son passeport à la grande suprise du préfet des Hautes Alpes. Incinérée, ses cendres ont été versées dans le Gange.

Le 15 août

Pour beaucoup comme pour moi, cette date est une charnière dans l'année.

Je pense aux projets de mon année à venir qui débute davantage en septembre qu'en janvier, nombre de choses s'organisent en fontion de l'année scolaire, non de l'année civile. Le 15 août, c'est la fin du temps que je laisse, avec insouciance passer, un temps qui s'écoule négligemment.

Le rythme sera autre avec une nouvelle organisation, des changements notables dans les teintes du ciel, dans la végétation. C'est la saison des mûres, des myrtilles, les châtaignes prennent forme, c'est l'automne qui s'annonce avec des couleurs autres.

Imperceptiblement notre état d'esprit évolue vers du plus sérieux, des horaires dont il faut tenir compte, les obligations qu'on se donne.

Le Marché de Saint-Août dans l'Indre

100_2824.jpg Le marché qui se déroule traditionnellement le mardi sur le Champ de Foire avait été avancé au dimanche. Impossible de supprimer radicalement cet événement hebdomadaire, survivance des traditions de nos aînés et victime cette semaine-là du passage du Tour de France.

Ce marché dit "aux volailles" accueille toutes sortes de volatiles, des lapins et autres hôtes familiers des basses-cours autour desquels, professionnels ou amateurs, les éleveurs se rassemblent, se reconnaissent, se saluent, bavardent, apprécient les animaux et parfois choisissent l'un d'eux.

Là, on est surpris par la diversité des espèces. Le citadin qui ignore les caractéristiques de chacune voit des poules, des pigeons ou des lapins et n'identifie pas la reine de ce lieu, la Poule Noire du Berry (moi non plus).

- page 1 de 2